Les Enseignements

LES LYCEENS DE L'OPTION ARTS PLASTIQUES EXPOSENT A LILLE"

Par VINCENT VIENNET, publié le dimanche 10 septembre 2017 21:42 - Mis à jour le dimanche 10 septembre 2017 21:42

Une exposition des travaux résultant du workshop avec les artistes de la compagnie l'UNANIME est visible dans les locaux de CANOPE LILLE.

L’exposition a lieu du 5 septembre au 20 octobre.

Sont exposés des photos, des vidéos et des objets relatifs à des projets d’installation ou plus généralement de redéfinition de l’environnement architectural, scolaire, des élèves en fonction de ce qui a été abordé lors des rencontre avec les artistes de l’UNANIME et lors de la découverte du spectacle « Petite Nature »

https://www.reseau-canope.fr/service/education-aux-arts-et-a-la-culture-deux-projets-portes-par-le-reseau-canope.html

Cette atelier cofinancé par CANOPE, le VIVAT et le lycée s’est effectué dans le cadre du dispositif national piloté par le CNDP appelé « Dans la cour des grands ».

En résidence au VIVAT d’Armentières en 2016-2017 pour y développer le spectacle PETITE NATURE les artistes de l’UNANIME Laura FOUQUERÉ et Cyril OLLIVIER ont pu se rendre durant trois après-midi au lycée Paul Hazard pour travailler avec les élèves de seconde et de première inscrits en option arts plastiques. Ces derniers, avant d’assister à la première représentation de PETITE NATURE, ont pu découvrir les coulisses de la fabrication de la pièce, discuter des choix artistiques ou des conditions matérielles de création d’un spectacle vivant.

Lors de leur première visite, les artistes ont invité les élèves à se questionner sur le rapport qu’ils entretenaient avec leur environnement en s’appuyant notamment sur les vidéos « petites natures » sorte de laboratoire créatif dont a émergé le spectacle final. Les élèves ont ainsi saisi lors d’un SAFARI PHOTOGRAPHIQUE ce que la réalité architecturale comportait comme petites anomalies, comme incohérences, ce qu’il y avait de caché, d’allusif, d’obscur.

Il s’agissait dans un second temps pour les élèves d’imaginer par une intervention artistique in situ, une vidéo, une sculpture (…) un dérapage possible de la réalité, un télescopage incongru de deux réalités que tout oppose, un événement imprévu, une réinterprétation poétique et humoristique des lieux et des espaces qui nous fasse nous interroger sur nos habitudes, nos certitudes.  Les élèves se sont interrogés sur :

- le rapport de l’homme à la nature (nature/culture)
- une remise en question de la nature des choses qui nos entourent en imaginant pour elles un usage biaisé, divergent
- une interrogation sur l’aspect fabriqué, normé, des espaces publics et sur la possibilité de l’irruption de l’irrationnel dans le rationnel
- une mise en exergue d’une forme de pensée magique attribuant aux lieux et aux choses, pourtant connus, une fonction mystique, surnaturelle
- une invention de situations ou l’ordinaire, par un subtil dérapage humoristique, devient curieux, intrigant, et même oppressant

Une fissure dans un mur est ainsi devenue une blessure suintante, une sonnette devant une salle de classe, vestige de l’ancienne fonction d’habitation de cette pièce a incité l’installation d’objets faisant basculer l’entrée de la salle en intérieur domestique. Un étage sans fonction, sans fenêtre ni porte devint le lieu fantasmé de messes noires secrètes pendant que le cadavre d’un pigeon  déclencha une enquête policière.

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